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22/12/20

Warhol , the American Dream Factory et Jacques Marie Mage … Rendez-vous liégeois

Warhol – The American Dream Factory
Expo à La Boverie jusqu’au 28.02.2021

Plus qu’une heureuse coïncidence , serait ce un signe en ces temps si particuliers …

Au moment où la splendide expo sur Andy Warhol réouvre ses portes à la Boverie , Jérôme Mage, designer fameux de la prestigieuse marque de haute Lunetterie Jacques Marie Mage, tellement prisée par nos clients, s’inspire de Nico et de Edie, 2 muses chères au pape du pop art,pour créer 2 nouveaux modèles en édition limitée : Squeeze & Edie.

Fantastique opportunité de tracer des parallèles entre l’expo qui balaie la carrière de cet artiste parmi les plus influents du 20 ième siècle et l’époque,les personnages et les valeurs de 40 ans d’histoire de l’Amerique dont Warhol a su capter l’âme.

Il disait d’ailleurs que “chacun a son Amérique à soi, et puis des morceaux d’une Amérique imaginaire qu’on croit être là mais qu’on ne voit pas”.

Un imaginaire, source d’inspiration pour Jérôme Mage qui,comme le titre de l’exposition, trouve un grande part de son origine dans la factory.

Mais qu’est-ce au juste que cette “ American Dream Factory “ indissociable de son créateur ?

Voici quelques premiers éléments de réponse tirés de sources diverses ( journal JMM , articles divers sur le net , Le Monde , … )

Edie, nouveau modèle de Jacques Marie Mage
The squeeze par Jacques Marie Mage inspiré par Nico

Warhol, the American Dream Factory

Les débuts de la Factory

La Factory est fondée par Andy Warhol en janvier 1964 sur la 47eme rue à New York. Lieu principal d’exposition du Pop Art de Warhol et de ses acolyte, ce loft fait office d’atelier de création et de studio d’enregistrements pour les œuvres cinématographiques. Plusieurs films expérimentaux y sont tournés, sans sujet principal ni scénario, tout est filmé sur le vif et sur l’instant. Il s’agit d’un lieu de passages et de rencontres où les artistes novices échangent, discutent, s’influencent et trouvent l’inspiration. Le local industriel est à l’image du monde industriel et d’une société où le travail est à la chaîn. Ce lieu, dont les murs sont recouverts de papier aluminium, est le centre de la vie underground new-yorkaise.
Avec le temps la Factory a accueilli une galerie d’exposition, un studio de tournage, une salle de projection, une salle de concert et une boîte de nuit. Tous les évènements confondus devenaient un prétexte pour réunir la jet-set, l’élite, la célébrité new-yorkaise. Warhol aime s’entourer de différentes personnes, aux origines, particularités et vécus différents dans de grandes fêtes où les classes sociales étaient confondues et abolies. On comprend donc que la célébrité importait peu. Le plus important est l’impact de la Factory sur l’individu et comment devenir une « superstar ».

La Factory, le cœur du Pop Art

La Factory devient l’un des centres de propulsion et d’implantation du Pop Art. De nombreux artistes ont déambulé dans la Factory comme Salvador Dali ou De Niro. On y produit la sérigraphie, c’est la construction du mythe d’Andy Warhol, de l’image sociale et de la société de consommation. C’est un passage essentiel et presque obligatoire pour avoir un statut d’artiste. La «fabrique» donc, se veut cet endroit où on entre anonyme et d’où on sort «Superstar» selon la terminologie de Warhol.

Factory et photographies

Mais que fabriquait la bande d’Andy Warhol dans la célèbre Factory, atelier d’artistes et haut lieu de l’underground new-yorkais des années 1960 et 1970 ?
Si l’on en croit l’exposition de photographies présentée au festival PHotoEspaña de Madrid en 2012, on y faisait la fête, on prenait de la drogue, on couchait beaucoup — ainsi que le veut la légende. On y tournait aussi des films, on fabriquait les fameuses sérigraphies de Warhol et le Velvet Underground y répétait sa musique. Ce que l’on sait moins, c’est que la Factory était un lieu de production photographique perpétuel.
Chacun, habitué ou visiteur d’un soir, semble y avoir fait des images : des Polaroïd, des Photomaton, des photos couleur ou noir et blanc…, autant de photos qui ont construit le mythe, ponctué la vie du lieu, et ont même été constitutives de son identité.

« Andy était fasciné par tout ce qui était technologie, a ainsi déclaré Billy Name, qui fut le photographe officiel les premières années. C’était comme si la Factory était devenue un grand appareil photo — on rentrait dedans, on s’exposait, et on se développait. »

Dès les débuts, en 1964, les images prises par les visiteurs réguliers ou occasionnels cultivent l’idée d’un lieu à la fois déjanté et glamour, qui mêle sans complexe l’extraordinaire et le banal. Sur les photos en noir et blanc de Billy Name, Andy Warhol est ainsi cerné d’un aréopage de superstars féminines à la pose étudiée.

Mais ce sont surtout les images d’un jeune visiteur, Stephen Shore, qui laissent l’image d’un lieu d’exception : ce surdoué, qui fera ensuite carrière comme l’un des grands photographes coloristes des années 1970, capte comme personne l’aura troublante d’Edie Sedgwick, héritière en rupture de ban, et capture l’ambiance survoltée de la Factory, entre liberté sexuelle débridée et inventions artistiques radicales.

Cecil Beaton, célèbre photographe de l’époque, a bien saisi la dimension performative attachée à la Factory : dans le portrait collectif qu’il prend en 1969, il fait de la transsexuelle Candy Darling une très belle femme. Tout le contraire de Richard Avedon qui, dans un triptyque célèbre, s’appliquera au contraire à déshabiller tout ce petit monde pour le mettre à nu.

Toutes les images ne sont pas de qualité, loin de là. Obsédé par la photographie, Andy Warhol était pourtant un piètre photographe, peu intéressé par le cadrage ou la lumière. Lassé par la complexité de l’appareil photo, il avait d’ailleurs confié à Billy Name un appareil et le soin de documenter la vie du lieu. De toute façon, la photographie selon Warhol était rarement faite pour être encadrée au mur : il en aimait la dimension mécanique et amateur. « Chaque mauvaise photo est une bonne photo », déclarait-il dans une interview en 1985. Il l’utilisait de façon obsessionnelle et ludique : il envoyait ses invités au Photomaton du coin pour se prendre en photo. Il photographiait de façon compulsive toutes les stars qu’il croisait, et publiait ensuite dans son magazine Interview ou dans des livres.

Voilà en quelques lignes ce que l’on peut lire et écrire sur cet endroit si particulier et attaché pour toujours au Pop Art et à son pape …
Le mieux pour en découvrir plus est bien sûr de visiter l’expo à La Boverie avant fin février … ou de pousser la porte du Bar à Lunettes pour essayer les lunettes inspirées par cet artiste hors norme et plus particulièrement par l’attirance qu’il exerçait sur les musiciens et les productions qui en découlaient.

A suivre …

For a walk on the wild side …

 

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